8En 1920, il mentionne une « pulsion de perfectionnement », dont il se démarque en introduisant la notion de pulsion de mort6. Freud la théorise en 1915 dans ce texte où, étudiant le devenir des pulsions sexuelles, il aborde les thèmes du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l'exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation, de l'amour et de la haine. Car il y a une composante hallucinatoire et auto-érotique dans le plaisir d’organe, dont l’exemple est souvent pris dans le suçotement infantile. Cette idée d’une activité, et d’une activité constante, est fort importante, et appelle quelques précisions. C’est un point que le psychanalyste Winnicott a longuement développé par la suite28. »26 La pulsion de mort est étroitement mêlée au principe de plaisir, donc aux pulsions sexuelles. En même temps que le caractère partiel de l’objet, est aussi posée la notion de source de la pulsion : de même que l’objet d’où provient l’attrait est partiel, de même la partie du corps attirée l’est aussi. 3. You are currently offline. Referring to drives and their destiny, as Freud did in 1904, means circumventing right away the dualisms of body vs. mind, or nature vs. spirit: drives are a montage inventing a plastic connection between pressure, aim, object, and source. Les pulsions sexuelles ne visent pas l’éternité, elles ne sont pas le germen, elles luttent activement contre la pulsion de mort : « Ce sont les pulsions de vie, ou pulsions sexuelles actives dans chaque cellule qui prennent pour objet les autres cellules dont elles neutralisent en partie les pulsions de mort — ou plutôt les processus provoqués par celles-ci —, les maintenant ainsi en vie... Quant aux cellules germinales, elles se comporteraient de façon purement « narcissique ». La pulsion est l'un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse avec l'inconscient, le transfert et la répétition. La pulsion, dira Jacques Lacan en 1964, est l'un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Home Page Pulsion Et Destin Des Pulsions Freud. Il laisse sa signature sur chacune de ses proies en leur découpant les lèvres et la presse l’a surnommé ainsi en référence à L’Homme qui rit de Victor Hugo. Rappelons seulement que, dans la mesure où la zone érogène d’une pulsion s’étaye sur un lieu du corps qui est également susceptible d’une analyse physiologique, Freud a d’abord parlé de l’autoconservation du Je — l’allemand ne distingue pas entre le Je et le Moi — comme d’un autre groupe de pulsions, vitales et non sexuelles, et dont les intérêts seraient susceptibles d’entrer en conflit avec les pulsions sexuelles. jouissance et perversion destin des Sa théorie, formulée en 1915 par Freud dans Pulsions et destins des pulsions , fait le pont entre Pour introduire le narcissisme (1914) où la libido est définie et Au-delà du principe de plaisir (1920) où apparaît la pulsion de mort. Ou plutôt, le rapprochement entre le normal et le pathologique repose sur l’observation, guidée par le concept de pulsion qui se redéfinit, selon laquelle les transformations des composantes des pulsions sont du même ordre chez les névrosés, les normaux et les « pervers ». Freud écrit à la fois que la pulsion est un morceau d’activité, et qu’elle est constante, qu’elle est toujours là. Dennoch entspricht diese Zeitlichkeit stärker einem Schicksal als einer Geschichte : was dieser Plastizität widersteht, ist eine Destruktivität, die Freud Narzißmus und dann Todestrieb nennen wird, und wovon sich der Begriff auf der Grundlage von Wiederholungsphänomenen in der psychoanalytischen Klinik herausbildet. La modernité d’un classique, L’horizon anthropologique des transferts culturels, Références juives et identités scientifiques en Allemagne, Entre classicisme et romantisme, autour de 1800, Le paysage en France et en Allemagne autour de 1800, Portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, Les pulsions et la confusion du « psychique », La pulsion de mort et les pulsions sexuelles, Catalogue des 552 revues. Freud la théorise en 1915 dans ce texte où, étudiant « le devenir des pulsions sexuelles », il aborde les thèmes du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l’exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation, de l’amour et de la haine. Pourquo dans la Neue Folge der Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse, p. 113. »22 En 1917, il réaffirme que la « pulsion est un concept qui délimite le psychique du somatique », mais en précisant : « c’est le représentant psychique de l’excitation, venant de l’intérieur du corps, et atteignant l’âme en tant que mesure d’une exigence de travail. Home Page Pulsion Et Destin Des Pulsions Freud. Si Freud ne le fait pas, c’est parce qu’il ne renonce pas à chercher une jonction entre le pulsionnel et le biologique. Bonheur et santé en toute sécurité. Mais ce que fait faire la pulsion ne relève pas d’un système physique ni physiologique. La variabilité est d’abord mentionnée sous la forme de la « déviation » ; elle désigne deux choses : d’une part la modification de la pensée du chercheur, qui part d’une conception habituelle des pulsions pour en forger un concept différent, et d’autre part le caractère interne des pulsions elles-mêmes en tant que sexuelles : les pulsions s’organisent par des transformations qui ont leurs règles et leur intelligibilité ; enfin l’établissement de ponts multiples entre le normal et le pathologique met en rapport la variabilité interne au champ des pulsions et le passage d’une définition commune et vague des pulsions — mais qui confondait sexualité et reproduction sexuée — à leur concept. Wird die Sexualität als Feld der Triebe bezeichnet, so wird damit auch behauptet, daß sich die menschliche Individualität zeitlich auf ihrem Gebiet bildet, insofern wie Existenz und Denken Lust, Unlust und Angst offenbaren. Mais rien n’oblige ici à comprendre l’ambiguïté du terme de déviation dans une perspective hégélienne qui consisterait à dire que la méthode est le mouvement même de l’objet12. Quand l’amour du Je pour lui-même — qui est donc la condition d’un bon fonctionnement de l’autoconservation — ne tient pas, les pulsions sexuelles elles-mêmes sont menacées. Freud parlait en 1900, dans L’interprétation des rêves, de travail du rêve. 29Dans l’« Au-delà du principe de plaisir », le concept de pulsion tel que nous l’avons défini est soumis à révision de trois manières : 1. C’est que, lorsqu’on réintroduit ce dualisme, on risque de ne plus comprendre en quoi la pensée freudienne de la pulsion exige qu’on renonce au dualisme du corps et de l’esprit selon Descartes, ou à celui de l’âme intellective et de l’âme-forme du corps naturel qui a la vie en puissance selon Aristote. L’idée de départ selon laquelle c’est d’une personne que provient l’attrait est donc modifiée par le caractère toujours partiel de l’objet. Cela se décide, dans le texte, dans la page où il fait plus qu’une analogie entre les phénomènes de répétition qui résistent aux transformations pulsionnelles à l’ordre du jour d’une analyse et la tendance des cellules des êtres vivants à revenir à un état inorganique. Guère appréciée par ses collègues, elle est solitaire, Les pulsions ont un destin, Schicksal. par Luc Ferry et Heinz Wismann, in Œuvres philosophiques, t. II, Paris, Gallimard, 1985, p. 630. La pulsion, dira Jacques Lacan en 1964, est l'un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. 28Il y a donc chez Freud, en même temps qu’une référence avérée à Schopenhauer sur l’idée que le caractère conservateur des pulsions est un mode de la mort comme « résultat spécifique de la vie », un malentendu de fond qu’il n’élucide qu’en passant. Freud la théorise en 1915 dans ce texte où, étudiant "le devenir des pulsions sexuelles", il aborde les thèmes du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l'exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation, de l'amour et de la haine. Some features of the site may not work correctly. Le contenu de ce site est le fruit du travail de 500 journalistes qui vous apportent chaque jour une information de qualité, fiable, complète, et des services en ligne innovants. 13  S. Freud, « Die Verneinung », GW, XIV, p. 14. On en prendra pour preuve, enfin, le thème qui apparaît discrètement dans sa confrontation avec Schopenhauer, et qui sera orchestré en 1932, dans les « Nouvelles suites... ». 32Freud donc, dans sa théorie des pulsions, ne fait que citer ponctuellement les pulsions dont parlent les philosophes de l’idéalisme allemand : pulsion de perfection, pulsion de sociabilité, pulsion esthétique, pulsion de jeu, etc. La pulsion est l’un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse avec l’inconscient, le transfert et la répétition. En 1904, il parle d’inversion (Umsetzung), de transformation (Umwandlung), de modification sexuelle des muqueuses (sexuelle Verwendung der Lippen-Mundschleimhaut), d’objet de remplacement (ungeeigneter Ersatz des Sexualobjektes) dans le fétichisme, d’invention de « nouveaux buts sexuels » pour les pulsions en général14. Et ces débats s’alimentent aux phrases dans lesquelles, dans la diversité de ses écrits, Freud a affirmé le statut intermédiaire des pulsions, qui traceraient la limite entre l’organique et le psychique, ou, selon le cas, entre le somatique, c’est-à-dire l’organique qui serait capable d’être « colonisé » par les pulsions, et le psychique, c’est-à-dire ce qui relève de l’âme, de la Seele. Monique David-Ménard, « Les pulsions caractérisées par leurs destins : Freud s'éloigne-t-il du concept philosophique de Trieb ? La pulsion est l'un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse avec l'inconscient, le transfert et la répétition. Nommer sexualité le champ des pulsions, c’est poser que l’individualité humaine se forme temporellement sur leur terrain, dans la mesure où l’existence et la pensée relèvent du plaisir, du déplaisir et de l’angoisse. Le caractère conservateur et nostalgique des pulsions est rapporté à un « moment » de l’évolution où la vie se serait différenciée de l’inorganique sous l’effet de conditions extérieures et contingentes. de la personnalité. Enfin, phénomène de la répétition transférentielle pour l’intrication des pulsions de mort et des pulsions sexuelles. Il vaut la peine d’être attentif à la manière dont Freud redevient soudain philosophe ou convoque la poésie romantique, alors qu’il se pose d’ordinaire comme un savant qui rompt, par ses inventions conceptuelles, avec ces deux traditions de pensée qui appartiennent à sa culture : car s’il retrouve Schopenhauer dans l’idée que la mort est le but de la vie, lorsqu’il cite cette autre thèse du philosophe selon laquelle la pulsion sexuelle, « au contraire », est l’incarnation du vouloir-vivre, il n’y a nul accord entre Schopenhauer et lui ni sur ce qu’il convient d’entendre par pulsion sexuelle ni sur le type d’opposition que les pulsions sexuelles parviennent à constituer contre les pulsions de mort. 19 Drei Abhandlungen...., op. 30Jamais, donc, Freud n’inscrit simplement les pulsions dans la vie biologique. Cela est important, car si Freud se distingue des philosophes, c’est par cette stratégie de pensée qui se présente comme une pratique et comme science d’un champ limité de réalité : la sexualité, telle qu’elle apparaît dans le dispositif du transfert analytique. 3L’ambiguïté de ces propositions concernant l’incapacité des inclinations à laisser prise à une détermination vraiment rationnelle peut être lue à partir de Freud, c’est-à-dire rétrospectivement, comme une confusion qui affecte l’anthropologie dont est solidaire, chez Kant et chez Hegel, l’opposition de la nature et de l’esprit. notes de cours de psycho du dveloppement La pulsion est l'un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse avec l'inconscient, le transfert et la répétition. 5Il y a deux manières, au moins, de concevoir le sens du terme « pulsion » chez Freud par rapport à la philosophie. La doctrine freudienne des pulsions n’est pas un idéalisme, car c’est du point de vue du risque autodestructeur que Freud énonce que le détour par l’objet est une invention. Freud la théorise en 1915 dans ce texte où, étudiant le devenir des pulsions sexuelles, il aborde les thèmes du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l'exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation, de l'amour et de la haine. Dans le vocabulaire freudien, l’équivalence des termes die Seele et das Psychische est aussi le témoin persistant de ce problème philosophique non clarifié. L’auteur ajoute d’ailleurs immédiatement, dans le même texte, qu’on parlera de ce trajet, donc de ce « psychique », en termes énergétiques. Toute l'équipe de Pulsion sport vous souhaite un Joyeux Temps des Fêtes. Découvrez et achetez le livre Pulsions et destins de pulsions écrit par Sigmund Freud chez In press sur Lalibrairie.com En continuant d’utiliser notre site, vous acceptez que nous utilisions les cookies conformément à notre Politique sur les Cookies. J. Laplanche et J.-B. 31L’angoisse ni l’invention de l’objet ne sont, pour autant, des voiles de Maya, car Freud ne fait pas, contrairement aux philosophes, une théorie de la vérité. Les modifications dont sont capables les composantes de la pulsion sont l’équivalent de ce travail du rêve, mais pour un phénomène inconscient plus proche des actes par lesquels nos désirs tentent de se transformer en plaisirs et d’éviter les déplaisirs. April 13th, 2020 - Destins des pulsions Les destins de la pulsion vont nous permettre de mieux prendre ce qu est une pulsion C est ce destin de la pulsion chef d orchestre de la névrose et des irruptions de l inconscient qui va nous permettre d en savoir plus sur la pulsion elle même' 3  Sigmund Freud, Correspondance avec le Pasteur Pfister, Paris, Gallimard, 1966, p. 103. 26Il en va d’une autre manière à propos du nœud des pulsions de mort et des pulsions sexuelles qu’il conçoit comme si la théorie de l’évolution et la théorie psychanalytique pouvaient se rejoindre. Freud, dans ce texte comme en 1932, continue lui-même à en reconnaître l’obscurité, le caractère provisoire, mais néanmoins décisif. C’est pourquoi ce que je nommais l’inflation du terme de psychique en psychanalyse est si peu rigoureux : il fait croire, et à un large public, que les difficultés liées au concept de pulsion seraient résolues, ce que n’a jamais prétendu Freud, et ce dont il n’avait pas besoin pour avancer, puisque l’important était d’abord, pour lui, de penser la plasticité pulsionnelle qui distingue l’usage de ce terme en psychanalyse de son usage courant et qui cesse de lier les pulsions à une supposée nature.