Si les maîtres soufis donnent une telle importance à l'amour, c’est qu’ils considèrent la station spirituelle qui y est associée comme une des plus insignes qui soient. Michel Chodkiewicz, Préface in Christian Bonaud. Nous avons établi dans les cœurs de ceux qui l'ont suivi la mansuétude, la compassion et la vie monastique qu'ils ont instaurée — Nous ne la leur avions pas prescrite — uniquement poussés par le désir de plaire à Dieu. Al-Ghazâlî (Ihya, I, Livre 1, bâb 2, bayân 2) mentionne par exemple que « Shâfi‘î s'asseyait devant [le soufi] Shaybân al-Râ‘î, comme un enfant s'accroupit à l'école coranique, et lui demandait comment il devait faire en telle et telle affaire ». Tout musulman qui souhaite entamer son voyage spirituel vers Dieu fait l’expérience de rite initiatique et ésotérique afin de purifier son âme. Ce courant fut important dans l'ensemble de l'Empire ottoman[15], exemple de Seyyid Nasimi[16] et son poème. L'alévisme se rattache au chiisme duodécimain à travers le cinquième imam (Dja'far al-sadiq) et à Haci Bektas Veli, fondateur de l'ordre des bektachi dont la généalogie mythique remonte aussi au cinquième imam[35]. Rachid Koraïchi est un peintre et graveur algérien contemporain. ‘Abd’l Rahmân al-Sulami (936-1021), qui en fut l'un des principaux protagonistes, explique que « La voie du blâme » (Malâmatiyya) consiste « à ne montrer rien de bien et ne cacher rien de mal ». Le soufi égyptien Ibn ’Atâ’ Allâh (1259-1309) est l’auteur d’une œuvre qui a pénétré tous les milieux mystiques de l’islam. Le soufisme a pour objectif la recherche de l'agrément de Dieu, la promotion du tawhîd – « science de l'unicité de Dieu ». Dans la plupart des autres pays musulmans, les attaques contre les soufis et surtout, leurs zaouïas, viennent pour l'essentiel des salafistes ou wahhabites qui considèrent que leurs pratiques telles que la (seule) célébration des anniversaires des saints (même sans tomber dans le culte des saints) et les cérémonies de dhikr (« souvenir » de Dieu) relèvent de l'innovation religieuse blâmable (bid'ah) et du polythéisme (shirk)[23],[24],[25]. Mais, en pratique, les maîtres eux-mêmes emploient le terme « soufi » d'une façon beaucoup plus globale et indistincte, conformément à un principe général qu'exprime bien le hadith suivant du Prophète rapporté par Abou Daoud : « Quiconque imite un peuple en fait partie. Al-Ghazâlî né en 1058 et mort en 1111, est un soufi d’origine perse. ». Le pacte chez les maitres soufis. 12. Les textes publiés dans le … En arabe, le terme couramment utilisé pour dénommer ce courant est taṣawwuf qui, au sens littéral, veut dire « action de devenir mystique ou soufi »[5]. Une autre pratique régulière est la récitation de poèmes à caractère spirituel, notamment la louange du prophète de l'islam Mahomet. Il est donc évident que la notion de soufisme recouvre des réalités très variables : certaines sont purement spirituelles et métaphysiques tandis que d'autres représentent les conséquences de l'implication des maîtres soufis et de leurs disciples dans le domaine politico-social. Il est rapporté, par exemple, que certains soufis ne mangeaient qu'une datte tous les quarante jours. Comme le dit[Où ?] pauvre) dont aucun élément extérieur ne les différencie de leurs confrères hindous, les sâdhus. Mais cette évolution se traduit par une visibilité plus grande et un impact historiquement mesurables du soufisme sur les sociétés musulmanes. Revificateur de la, El-Haj Mohamed El Habri (m 1899), fondateur de la, Mohamed El Habri (1939), fils d'El-Haj Mohamed El Habri, Cheikh Belgacem Belkhiri (Maître et pôle des tariqa Qacimiya, Alawiya, Chadhouliya), Sidi Mohamed Abdelatif Belkaid (Tariqa Belkaydiya - notamment situé dans la ville d'Oran en Algérie ), Ebybakrine ould Cheikhna (Hamawiyya - Mali), Abouzakariya etilimçani Abdelmadjid Ben Aboura el Fardany (voie Fardanya), Cheikh Mouhamed Al-Amin Bara Diouf (Nitou Yallah Ki), Mourchid Souleymane Sy, dit Ashaboul Yamine (né en 1959), Cheikh Ahmed Abou-El-Maali (de la Mauritanie), Alireza Nurbakhsh (Maitre de la confrérie, Sidi Jamal Al Qadiri Boutchich (Maître de la confrérie Boutchichiyya), Serigne Mountakha Mbacké (khalif gènèral des mourides), Sidi Mohamed Faouzi El Karkari (Maître de la confrérie Karkariya). A l'issue de leurs travaux, les dignitaires sunnites ont convenu qu'au niveau de la gnose, des manières et de la purification spirituelle, les soufis de l'imam Junaid al-Baghdadi (ixe siècle) sont des « gens du sunnisme »[21],[22]. Alors que l’islam orthodoxe tombait entre les … L'Ordre Mevlevi est mieux connu en Occident sous le nom des « derviches tourneurs ». La Ushshakiyya est une branche de la tariqa Khalwatiyya fondée par Sayyid Hasan Husameddin. L’imam Al-Ghazâlî dit à ce sujet : « Aimer Dieu est l’ultime but des stations spirituelles et le plus haut sommet des rangs de noblesse. Cette critique s'appuie sur un hadith rapporté dans. Souvent mis en opposition avec l'islam orthodoxe tant par des Occidentaux que par des musulmans, le soufisme cultive l'idée que Mahomet aurait reçu en même temps que le Coran des révélations ésotériques qu'il n'aurait partagées qu'avec l'imam Ali voire avec quelques-uns de ses compagnons[14]. Stanford Libraries' official online search tool for books, media, journals, databases, government documents and more. Le terme pourrait ainsi venir (mais la chose est difficile à préciser) [8] : René Guénon, utilisant une numérologie inspirée de la gematria pour la langue hébraïque, avance que le sens premier et fondamental du mot « soufi » est donné par « l'addition des valeurs numériques des lettres dont il est formé. L’imam Al-Ghazâlî dit à ce sujet : « Aimer Dieu est l’ultime but des stations spirituelles et le plus haut sommet des rangs de noblesse. Les principales accusations contre le soufisme ː, « Lorsque le Livre (Coran) leur était récité, ils baissèrent la tête, non par crainte [de Dieu], Ces deux ordres (tariqa) professent l'adhésion sans restriction aux préceptes coraniques (prières, aumône, jeune, pèlerinage à la Mecque, éviter de faire du tort à son prochain, etc.)[41]. Les rites sont inutiles s'ils ne sont pas accomplis avec sincérité[14]. La Mouridiyya, appelée plus communément mouridisme, est une confrérie soufie très présente au Sénégal et en Gambie, avec un siège dans la ville sainte de Touba au Sénégal. Le pacte chez les maitres soufis. Bien que les croyances soient similaires et que le distinguo ne soit plus d’actualité, ces deux termes renvoient à des réalités sociales distinctes sous l'Empire ottoman : La Madaniyya est une confrérie sunnite reliée au patrimoine du prophète Mahomet par une chaîne de transmission traversant quinze siècles. Toute leur poésie, pourrait-on dire, s'y rapporte, de près ou de loin. La confrérie est surtout active du Moyen-Orient à l'Inde, et. nécessaire]. L’amour tient une place centrale dans l’enseignement soufi. Si les maîtres soufis donnent une telle importance à l'amour, c’est qu’ils considèrent la station spirituelle qui y est associée comme une des plus insignes qui soient. Découvrez sur Babelio.com livres et les auteurs sur le thème soufisme. Ainsi Shirdi Sai Baba (1838-1918) est un brahmane devenu fakir, yogi, et sâdhu, puisque considéré par les musulmans, tout autant que par les hindous (qui voient en lui un avatar de Shiva), comme un saint homme, et un grand sage. Les plus illustres ouvrages sur ce sujet sont le Traité de l’amour d’Ibn Arabi et Le Livre de l’amour de l’imam Al-Ghazâlî. L'alévisme bektachisme regroupe des membres de l'islam dits hétérodoxes et revendique en son sein la tradition universelle et originelle de l'islam et plus largement de toutes les religions monothéistes[34]. La confrérie a aussi des membres dans les régions telles que la Chine ou l'Afghanistan. Toutefois, en 2016, la conférence islamique internationale de Grozny, inaugurée par le grand imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, rassemblant 200 personnalités sunnites du monde entier, s'est réunie dans le but de définir l’identité de ceux qui se font connaître comme les « gens du sunnisme » par opposition aux différents groupes considérés « égarés ». Le mot « marabout » vient de l'arabe murâbit, qui désigne un homme vivant dans un ribât, un couvent fortifié. Il la présentera, imprégné qu'il est par le soufisme. Ces pratiques sont accomplies en privé ou en commun selon les cas[1]. As-tu jamais vu une adoration par du divertissement ? Le chant et la danse comme pratique religieuse. ecrits des matres soufis achat vente livre stphane. Ecrits Des Maitres Soufis Tome 3 Trois Traã Tã S De Khotalã Nã Nã Rbakhsh Et Kã Shã Nã By Stéphane Ruspoli ecrits des matres soufis tome 1 trois traits de najm. Le soufi égyptien Ibn 'Atâ' Allâh (l259-1309) est l'auteur d'une oeuvre qui a pénétré tous les milieux mystiques de l'islam. Formé en 1380, l'ordre est considéré par certains comme un ordre « sobre » connu pour son dhikr (rappel de Dieu) silencieux plutôt que les formes vocalisées de dhikr communes aux autres ordres. Les maîtres soufis et les « peuples du Livre » HERRERA Ephraïm. Vient ensuite le degré de l'âme qui se blâme elle-même, c'est-à-dire qui cherche à se corriger intérieurement; l'initié qui parvient à ce stade est appelé itinérant (salîk , du persan سالك [sālik], voyageur), allusion symbolique « voyage intérieur ». En fait, il consistait à se préoccuper du bien être des autres avant et prioritairement au bien-être et au confort de soi sans aucune attente ou espoir de récompense. En outre son exégèse coranique de certaines sourates et versets (Sourate al-Wâqi’a, al-Fâtiha, quelques versets de sourates al-Nûr), il compose un recueil de poésie et un commentaire de rhétorique. ». Les formules varient selon les confréries et sont parfois accompagnées de musique et de danse (derviches tourneurs de Turquie), voire « hurlées », c’est-à-dire prononcées à très haute voix. Nouvelle édition [en ligne]. Le rattachement à un maitre (cheikh) ainsi qu'à une méthode initiatique instaurée par ce cheikh (tariqa) va donner naissance à des « confréries » (terme à prendre dans un sens large). Les grands Maîtres du Soufisme (Mohydin IBN ' ARABI) Mohydin Ibn Arabi (560/638-1165-1240), était le plus audacieux métaphysicien et l'un des plus formidables génies visionnaires qu'ait produit la culture ésotérique traditionnelle de l' Islam au cours des siècles. Le premier volume (2006) s’est concentré sur Kubrâ lui-même dont ont été donnés en traduction trois textes majeurs : les Dix … L'émission Réflexions, sur Canal Algérie, TVCoran a pour objectif de démystifier et de simplifier certains sujets ayant trait à la religion. Et lorsque Je l'aime, Je suis l'ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il saisit… » (Hadith qudsî rapporté par Al-Boukharî). Si les maîtres soufis donnent une telle importance à l'amour, c’est qu’ils considèrent la station spirituelle qui y est associée comme une des plus insignes qui soient. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie. Cette conférence m’a certes intéressé, mais elle restait trop « intellectuelle » et ne satisfaisait pas ma recherche de spiritualité. Un diplôme lui est donné. Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente le mysticisme le plus profond.. Ainsi, en 1925, la République laïque turque (de fait, avant 1937) interdit tous les ordres soufis et ferme leurs institutions après qu'ils se soient opposés au nouvel ordre séculier. Sa doctrine spirituelle se distingue par son insistance sur le caractère indissociable entre la haqîqa (le savoir ésotérique) et la charî'a (le savoir exotérique). Vie et Enseignement de Tierno Bokar : Le Sage de Bandiagara de Amadou Hampâté Bâ ,Le livre de Chams de Tabriz de Djalâl ad-Dîn Rûmî ,Contes derviches de Idries Shah ,Le Mesnevi : 150 contes soufis de Djalâl ad-Dîn Rûmî ,Mathnawî : La Quête de l'Absolu de Djalâl ad-Dîn Rûmî , La dernière modification de cette page a été faite le 22 octobre 2020 à 02:00. Il naquit à Téhéran (Iran) le […] Les maîtres soufis et leurs disciples des III e-V e siècles de l'hégire (IX e-XI e) : Enseignement, formation et transmission. Les XIIe siècle et XIIIe siècle marquent pour le soufisme le passage à une structuration et une organisation beaucoup plus formelle sous la forme de tariqa (confréries). L’un des plus grands maitres soufis, al-Hallaj, proclamait ainsi par les rues de Bagdad, « Je suis l’absolue vérité », à savoir Dieu lui-même ; d’autres écrivirent des poèmes amoureux, en arabe ou en persan, où la description de l’aimé correspond à celle de la divinité. Anthologie du Soufisme . Archives de sciences sociales des religions, Nedim Gursel, Sept Derviches, Seuil, 2010. ». Cette légitimité par la référence au prophète n'entraîne cependant pas d'uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Une tambourine, une flûte et la mélodie d'un faon… Les pratiques exagérées de certaines sectes, comme se rouler sur des braises, avaler des serpents, se flageller jusqu'au sang, etc. Mais un certain nombre de bibliographies indiquent qu’il ne fut pas le premier. Les meilleurs prix du web pour l'achat d'un produit La Sagesse Des Maîtres Soufis neuf ou d'occasion de la catégorie Livres Religion, c'est dans l'univers Livres de Rakuten que vous le trouvez ! En effet, ce genre de culte est passible de la peine de mort selon la charia. Les textes de cet ouvrage, issus d’un colloque qui s’est tenu à Lyon en 2006, portent sur les origines de la mystique dans l’islam, et plus particulièrement le soufisme. Le postulant à l'initiation est appelé mourîd (مُريد [murīd], novice ; nouvel adepte ; disciple ; désirant (Dieu)). De nos jours, le wahhabisme est totalement opposé aux pratiques soufies. Or le mot soufi a le même nombre que el-hekmah el-ilahiyah, c'est-à-dire la « Sagesse divine » ; le soufi véritable est donc celui qui possède cette sagesse, ou, en d'autres termes, il est el-ârif bi'llah, c'est-à-dire « celui qui connaît par Dieu », car Dieu ne peut être connu que par Lui-même »[2]. Le soufi, après avoir mené le grand combat, dépouillé de son individualité (ego) — ou plutôt l'ayant domestiquée — et délivré de toutes les visions partielles et illusoires qui y sont attachées, accède au degré recherché de connaissance de Dieu, et n'agit que par adoration de Lui ainsi qu'Il l'a dit : « Mon Serviteur ne s'approche de Moi par rien que J'aime plus que les actes que Je lui ai prescrits ; puis Il ne cesse de s'approcher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime. Ceci est rapproché par certains soufis du fait de se voir attribuer certains « prodiges » (voir ou entendre très loin, faire preuve parfois d'une force physique extraordinaire, etc.). Le soufisme (en arabe : تصوّف, taṣṣawuf) est la vision ésotérique et mystique de l'islam[1]. La Lumière selon les maîtres soufis - Ebook written by Mohamed Faouzi Al Karkari. Il se caractérise par la recherche d'un état spirituel qui permet d'accéder à cette connaissance cachée. Et quand vint le chant, ils se mirent à braire comme des ânes. Ibn Al-Fârid, Hâtif Isfahâni, Hâfiz, Djâmi, Saadi, Bâbâ, Tahir, conférence islamique internationale de Grozny, http://www.at-tawhid.net/article-le-soufisme-origine-definition-et-clarifications-al-qushayri-as-suyuti-ash-shatibi-98289083.html, "Islamic conference in Chechnya: Why Sunnis are disassociating themselves from Salafists", http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/les-alevis-veulent-exister-en-turquie-05-06-2013-3151_118.php, Conférence islamique internationale de Grozny, Imām-e Â’zām Abû Ḥanīfah Nuʿmān ibn Thābit ibn Zūṭā ibn Marzubān, Abû Muḥammad Ali ibn Ahmad ibn Sa'īd ibn Hazm az-Zahiri al-Andalussi, Jam'iyyat al-Mashari' al-Khayriyya al-Islamiyya, Mouvement afro-américain des droits civiques, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Soufisme&oldid=176967801, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article contenant un appel à traduction en anglais, Portail:Religions et croyances/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, de souffat al-kaffa, ou « éponge molle », en référence au cœur du soufi pur et réceptif, L'école rationaliste et réformiste de l'Égyptien, Un défaut de monothéisme à cause du culte des saints de certains courants qui suivent un, L'adoption d'actes d'adorations qui ne seraient pas attestés par des. Cet impact est particulièrement évident dans certains cas où le soufisme représente à lui seul la propagation de la religion musulmane : les exemples d'islamisation de l'Afrique de l'Ouest par la Tijaniyya, la Mouridiyya et la Qadiriyya, ou de la résistance menée contre les Russes aux XIXe siècle et XXe siècle par une population musulmane majoritairement rattachée à la Naqshbandiyya le montrent abondamment. Le soufisme se présente comme l'aspect ésotérique de l'islam. Fondée par Muhammad Baha' al-ddîn Naqshband, elle concerne environ 10 % des musulmans pratiquant dans ces régions et 300 000 personnes en ex-Union soviétique. En 1979, c'est au tour de la République islamique iranienne de les persécuter, officiellement pour leur manque de soutien à la doctrine de gouvernement du « velayat-e faqih » (à savoir que le grand faqih chiite devrait être le leader politique de la nation). Read this book using Google Play Books app on your PC, android, iOS devices. Par Allah, ils ne dansèrent pas pour Lui. Parmi les plus connus, nous pouvons citer l’imam al-Ghazâlî, Abd al-Qâdir Jilani, Djalâl ud-Dîn Rûmî… De nombreux lecteurs ont également été sensibilisés au soufisme par René Guénon, Amadou Hampâté Bâ … Cette influence socio-politique de certains secteurs du soufisme se voit surtout dans les régions tardivement converties à l'islam : en Asie centrale, en Inde, où il fut l'un des fers de lance de l'islamisation, et dans le monde turc. Parmi les courants de ce type, on peut mentionner le salafisme parmi lesquels le wahhabisme ainsi que certains mouvements salafistes jihadistes du type Al-Qaïda. 4 - Les Maîtres Soufis. « Soufi » redirige ici. Résumé. Cette organisation formelle et donc en quelque sorte sociale ne veut évidemment pas dire que la nature du soufisme, qui est une voie spirituelle (sens originel du mot tariqa) soit fondamentalement transformée. Le soufisme trouve ses fondements dans la révélation coranique et dans l'exemple de Mahomet [3], et on peut donc dire qu'il est présent, depuis les origines de la révélation prophétique de l'islam, dans les branches sunnite puis chiite, bien qu'il ait pris des formes différentes dans les deux cas. Il est tiré du nom du fondateur de l'ordre, Bahâ'uddin Naqshband. Lors de l'initiation (talqîn), le disciple s'engage par serment à suivre la voie (al-tarîqa) qui le mènera à Dieu. Cette attitude singulière basée sur le rejet de tout formalisme ou extériorité de la spiritualité se développa à partir du Khorassan (nord-est de l’Iran) au IXe siècle. En Afrique noire, il existe deux grandes confréries, la Qadiriyya, fondée en 1166 par Cheikh Moulay Abd al Qadir al-Jilani. Il en va de même pour la solidarité sociale et les œuvres de charité qui occupent une place de choix dans son enseignement. M Th Houtsma, T W Arnold, A. J. Wensinck. Il se caractérise parfois par des pratiques ascétiques visant à purifier l'ego (comme la méditation, mouraqaba), mais l'élément commun à tous les soufis sans exception, c'est le dhikr (prononcer « zikr »), qu'on pourrait traduire par « remémoration » ou « invocation », qui consiste à se remémorer Dieu notamment en répétant son nom ou des formules pieuses telles que la chahada (le témoignage de foi) de manière rythmée. Mais ils ne l'ont pas observée comme ils auraient dû le faire. Mis à jour 22/09/2020. Il laisse une littérature abondante axée sur la moralité religieuse, la spiritualité sunnite et l’impératif d’observer les préceptes de l’islam. Non revendiqué, il est attribué à des djihadistes proches de l'État islamique. ». Il n’est de station au-delà de celle de l’amour qui n’en soit un fruit et un corollaire ». Les maîtres soufis de MTO. Dès les débuts de l'islam, des oulémas et des savants comme Ibn Khaldûn se sont élevés contre ce qu'ils qualifiaient de « dérives » du soufisme, et ils ont émis des critiques que ce soit sur la pratique religieuse ou sur le dogme[4]. Il fut enterré à sa demande dans un temple hindou qui lui est désormais consacré à Shirdi. Thierno Cheikh Mouhamadou Al Mansour Barro, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Liste_des_maîtres_soufis&oldid=175798645, Portail:Religions et croyances/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Mohamed ben Issa (en) (m 1526), dit « Cheikh al Kamil », fondateur de la, Al-Mukhtar al-Kunti (en) (m 1811). Les membres versent jusqu'à 30 % de leur salaire à la communauté[réf. Les Maitres soufis Hotel Golden Tulipe Hammamet Tunisie le 28-12-2019. En réalité, la plupart des grands maîtres soufis ont explicitement prôné le jihâd belliqueux classique . nécessaire]. Une attention particulière est accordée à la morale de la conduite spirituelle et en particulier à l’égard du prophète, du cheikh et des autres croyants. Une cérémonie rituelle hebdomadaire, des prières supplémentaires, des veilles, des jeûnes, des pèlerinages constituent la pratique. Download for offline reading, highlight, bookmark or take notes while you read La Lumière selon les maîtres soufis. Les tariqas furent persécutées par certaines autorités du sunnisme parce que certains docteurs de la loi musulmane les jugeaient hétérodoxes et que le soufisme se rapporte davantage au chiisme hétérodoxe[réf. La Lumière selon les maîtres soufis Download books [PDF, TXT, ePub, PDB, RTF, FB2 & Audio Books] Les gens d'Allâh sont la colombe de la Jonction entre ce qui entre en existence et ce qui est incrée, entre le monde exotérique et ésotérique. Le 24 novembre 2017, l'attentat de la mosquée de Bir al-Abed de la confrérie Jarirya fait au moins 305 morts et une centaine de blessés[26]. Aujourd'hui encore, les adeptes du wahhabisme rejettent violemment le soufisme et les confréries, considérés comme une dérive superstitieuse voire païenne. Ajoutez-la vite au panier et finalisez votre commande pour ne pas passer à côté de ce bon plan. Tout au long de l'histoire, des savants se sont attachés à répondre à ces critiques, comme Al-Suyūtīet (notamment concernant l'utilisation du rosaire, que les opposants au soufisme dénoncent comme une innovation d'origine chrétienne). Tôt dans l’histoire de l’islam, les grands mystiques musulmans ont en effet consacré des traités à ce thème. Si pour les soufis, c'est le prophète de l'islam Mahomet qui est le premier d'entre eux, les premiers groupes de soufis connus n'apparaissent à Koufa et Bassorah qu'à partir du VIIIe siècle de l'ère chrétienne, puis à Bagdad au IXe siècle.